Qui suis-je ?

 

Jasmine Schwarz

 

Mes noms, Jasmine Schwarz et Mireille Podchlebnik, se métissent entre blanc et noir, l’été odorant de Provence allié à la sombre froideur de l’Est.

Jasmine est mon deuxième prénom et Schwarz est le nom de jeune fille de ma mère.

J’aurais pu naître à New York réalisant le rêve maternel mais c’est à Paris que je vis le jour un jour de juillet torride du siècle dernier.

Je cultive l’écriture comme mon jardin sous toutes les formes et dans tous les sens et parfois quelque jolie création voit le jour.

C’est une promenade à travers ce jardin d’écriture que je vous propose dans ce blog.

 

L’origine des noms

 

Du côté maternel

Grand-père : Samuel Schwarz né en Ukraine à Kremenets,  ville de naissance d’Isaac Stern.

Schwarz ou le noir, nom d’origine germanique, s’écrit Schwarc en Ukraine/Pologne où le c se prononce ts.

Grand-mère : Sara Steinhardt née à Rozwadow en Pologne.

Je me suis souvent posée la question de l’origine du nom Steinhardt et longtemps j’ai pensé qu’il signifiait « cœur de pierre » que j’interprétais comme sans cœur ou dont le cœur s’était desséché.

Mais je peux aujourd’hui avoir une toute autre vision car si stein en allemand peut en effet se traduire par pierre, hardt est une forêt alsacienne de plaine caractérisée. Elle est considérée comme la plus grande charmaie naturelle d’Europe et abrite des pelouses steppiques très rares. Steinhardt serait  la forêt alliée à la pierre. C’est aussi le nom d’un village de Bavière.

« Jusqu’au 18ème siècle, les juifs n’avaient pas de noms de famille, mais seulement des patronymes. Un rabbin assez fameux de Fürth, en Bavière, né dans le village de Steinhardt, signait ses travaux « Joseph ben Menahem me-Steinhardt » (en hébreu de Steinhardt). Quand Napoléon a conquis cette région de l’Allemagne, et a obligé les juifs à prendre des noms de famille par décret du 20 juillet 1808, les descendants de ce rabbin ont adopté le nom Steinhardt. » (D’après les références d’Inacio Steinhardt http://www.steinhardts.com/reference.html).

 

Du côté paternel

Grand-mère : Maria Silberstein née à Paris de père polonais né à Varsovie et de mère dont j’ignore tout.

Silberstein, est un nom aux belles sonorités qui allie à la grâce la blancheur de la « pierre d’argent » et qui aurait pu trouver son origine dans une lignée de bijoutiers. Pourtant, c’est une longue lignée de tailleurs qui la précéda et lui succédera bien qu’aucun membre de sa famille n’eut jamais eu Schneider pour patronyme.

Grand-père : Rafaël Podchlebnik né à Uniejow de parents polonais nés aussi à Uniejow, un petit « bled » près de Lodz

« Chleb » en russe signifie pain et « Pod » sous. Ce qui donnerait à Podchlebnik  le sens  « sous le pain » en référence aux porteurs de pain qui se déplaçaient d’une maison à l’autre dans les petits villages des pays de l’est.